Dans L’Arbre de la Pensée , l’artiste Marie-Rose Atchama propose une œuvre qui se situe à la frontière entre introspection spirituelle, cosmologie intuitive et recherche artistique. Présentée sur toile lors d’une exposition au Grand Palais en février 2026, cette œuvre trouve pourtant son origine bien plus tôt, dans une expérience intérieure remontant à 1984. C’est à cette époque que l’artiste visualise une énergie créative située au-delà de la conscience ordinaire. Cette origine lointaine donne à l’œuvre une dimension singulière : elle apparaît comme l’aboutissement d’une réflexion et d’une intuition qui ont mûri pendant plus de quarante ans. La feuille : naissance d’une pensée Au commencement de cette vision se trouve une image simple et organique : une forme d’énergie qui se dessine comme une feuille. Cette forme devient rapidement, pour l’artiste, une métaphore de la pensée elle-même. La feuille évoque la croissance, la ramification et la circulation de la vie. En obse...
(DR) Le travail d’ Aliette Duroyon s’inscrit dans une tension constante entre beauté et inquiétude. Son œuvre représente la nature en y convoquant les fragments réels — coquillages, sable, insectes, végétaux — comme autant de présences fragiles, presque vulnérables, qui portent en elles la mémoire du vivant. Ce recours aux matériaux organiques constitue un acte profondément engagé. Il ne s’agit ni d’esthétiser la nature ni de la célébrer naïvement, mais de rappeler qu’elle est aujourd’hui menacée, altérée, exploitée. Les coquillages, récurrents dans ses installations, apparaissent comme des architectures abandonnées, des enveloppes vidées de leur habitant. Ils contiennent le temps, la mer, la lenteur du vivant. Dans des œuvres comme Déferlante ou Murmurations Océanes , ils évoquent simultanément la beauté des fonds marins et leur vulnérabilité face à l’acidification des océans, à la surpêche et à l’effondrement des écosystèmes. Suspendus, accumulés, mis en mouvement ou figés dans une...